La mer est trop loin.
Alors on s’en invente une.
Un LAGON mental, une BAIE suspendue, un ATOLL posé quelque part derrière les paupières. Et tout autour, comme des fragments dispersés, un ARCHIPEL d’images qui apparaissent dès qu’on ralentit.
Il fait chaud.
Une chaleur lumineuse, presque blanche, qui fait baisser le volume du monde.
On entre dans cette mer irréelle par la BAIGNADE, puis tout devient FLOTTAISON.
Le corps se relâche. L’attention s’ouvre. Il n’y a plus rien à atteindre.
Seulement regarder.
Sentir.
Respirer.
Sur l’ESTRAN, quelque chose demeure après le passage de l’eau : un reflet, une trace, un éclat pris dans l’écume. Le RESSAC revient doucement, et le quotidien se trouble jusqu’à devenir MIRAGE.
Alors commence la FLÂNERIE.
Une LANGUEUR chaude, une INDOLENCE assumée, cette RELÂCHE rare où l’on cesse de tenir le monde à bout de bras.
Quelque part, il y a un ÎLOT plus calme encore.
Un endroit minuscule dans la tête, fait pour ne rien presser.
On s’y laisse prendre par le FARNIENTE, par la TORPEUR, par cette envie simple de rester là, sans disparaître.
Puis le temps s’étire encore.
Une SIESTE intérieure s’installe.
Et quand on rouvre les yeux, quelque chose demeure.
Une chaleur.
Un éclat.
Comme si la mer avait vraiment été là.